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Rim'K : « Le 113 a eu ce succès parce qu'on avait Vitry derrière nous »

ce matin dans le XIe arrondissement de Paris, on l'arrête tous les deux mètres pour le saluer. Qu'en serait-il à Vitry ? Karim Brahmi, alias Rim'K, sort un nouvel album ce vendredi, « Monster Tape », enregistré dans un studio d'Atlanta qui a vu passer 2Pac ou The Notorious B.I.G. Plus de 20 ans après le début du « 113 », le rappeur, qui vit toujours dans le 94, n'a rien perdu de sa spontanéité.Sortir un album après 20 ans de carrière, c'est toujours autant d'appréhension ?C'est moins d'appréhension, mais toujours un grand plaisir et une grande fierté : 20 ans de carrière dans le rap, c'est 50 ans de carrière dans la variété (rires). Il y a toujours de la pression par rapport à l'investissement, aux fans à ne pas décevoir. Mais tant qu'il y a de la musique et du plaisir, c'est tout sauf contraignant.Il s'est passé 4 ans depuis « Chef de famille » : qu'avez-vous fait ?Je me suis occupé de ma petite famille. J'ai eu un très beau petit garçon (sourire). J'ai fait les hors-séries, un concept de six clips et titres inédits que j'ai envoyé tout au long de 2015 pour faire patienter le public. En 2014 j'avais eu un gros succès avec DJ Hamida et le titre « Déconnectées ». On a pas chômé.D'où vient encore l'inspiration ?De tout, du quotidien. Par exemple pour le titre « Maman » du dernier album, il y a une phrase que ma mère me disait souvent : « Tu verras quand t'auras des enfants ». Entre-temps j'en ai eu un. Avant il y a plein de choses que je prenais à la légère. J'ai fait une chanson pour dire à ma mère qu'elle avait raison.Pourquoi « Monster » ?C'est davantage un projet qu'un album, parce que j'ai invité beaucoup de gens, et c'est monstrueux ce qu'on a réussi. Lacrim, par exemple. Entre-temps il a eu ses galères (il est incarcéré à la prison de Fresnes pour détention d'arme, NDLR). C'est une manière de le soutenir, c'est un artiste de talent.Il est assez sombre aussi cet album, non ?C'est ce que je voulais faire ressentir : c'est ce que vit mon public dans les banlieux françaises et parisiennes. Il y a une ambiance pesante. C'est ça la force du rap : c'est la musique la plus proche du peuple qui retranscrit le mieux la vie sociale.Vitry y est encore présent…Evidemment. Ma famille y est toujours. Avec le 113, on est des purs produits de Vitry. On aurait jamais eu ce succès, si toute la ville n'avait pas été derrière nous. Quand on a fait nos premiers concerts à Paris, la moitié de la salle venait de Vitry. Cette ville est éclectique, et elle l'assume. C'est rare en banlieue. Il y a une émulsion qui s'y passe. Et nous on en a profité.On vous sent loin de l'ambiance des « clashs » ».Pour un artiste, faire de la bonne musique c'est sa meilleure promotion, sa meilleure image, son meilleur coup de com'. Si la musique est bonne, il n'y a pas besoin de rentrer dans des histoires de buzz. Surtout qu'ensuite on en devient dépendant. Ma seule dépendance c'est le micro. Et le bio… Je fume très bio (rires).Rim'K, « Monster Tape », Millenium.

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