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Actualités

  • Mais où sont passés les magazines hip-hop français?

    Si les blogs et les sites fleurissent ça et là sur le web, le rap reste le seul genre musical à ne pas bénéficier d’un magazine de grande envergure en France. Pourquoi? Comment? Enquête.  

    Comme l'atteste le classement des meilleurs albums de 2016 de nombreux médias, spécialisés ou non, le hip-hop est unanimement reconnu comme le genre le plus inventif, le plus imprévisible et le plus fascinant de ces dernières années. Le plus écouté également, si l'on en croit les chiffres de Soundcloud (147 millions d'écoutes pour le «Panda» de Desiigner), de YouTube (164 millions de vues pour «Bad and Boujee» de Migos) et des disquaires.

    Aux éloges instantanés et hystériques, l’on pourrait toutefois opposer un terrible constat: celui d’un genre musical complétement délaissé en kiosques, là où les anglo-saxons ont The FaderXXL ou encore Complex. C’est bien simple: le rock a New Noise, Rock and Folk ou Les Inrocks, les musiques électroniques ont Tsugi et Trax, le reggae a Reggae Vibes et le jazz l’excellent Jazz News, tandis que le hip-hop, lui, n’a rien. Ou du moins, presque plus rien.

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  • Rim'K : « Le 113 a eu ce succès parce qu'on avait Vitry derrière nous »

    ce matin dans le XIe arrondissement de Paris, on l'arrête tous les deux mètres pour le saluer. Qu'en serait-il à Vitry ? Karim Brahmi, alias Rim'K, sort un nouvel album ce vendredi, « Monster Tape », enregistré dans un studio d'Atlanta qui a vu passer 2Pac ou The Notorious B.I.G. Plus de 20 ans après le début du « 113 », le rappeur, qui vit toujours dans le 94, n'a rien perdu de sa spontanéité.Sortir un album après 20 ans de carrière, c'est toujours autant d'appréhension ?C'est moins d'appréhension, mais toujours un grand plaisir et une grande fierté : 20 ans de carrière dans le rap, c'est 50 ans de carrière dans la variété (rires). Il y a toujours de la pression par rapport à l'investissement, aux fans à ne pas décevoir. Mais tant qu'il y a de la musique et du plaisir, c'est tout sauf contraignant.Il s'est passé 4 ans depuis « Chef de famille » : qu'avez-vous fait ?Je me suis occupé de ma petite famille. J'ai eu un très beau petit garçon (sourire). J'ai fait les hors-séries, un concept de six clips et titres inédits que j'ai envoyé tout au long de 2015 pour faire patienter le public. En 2014 j'avais eu un gros succès avec DJ Hamida et le titre « Déconnectées ». On a pas chômé.D'où vient encore l'inspiration ?De tout, du quotidien. Par exemple pour le titre « Maman » du dernier album, il y a une phrase que ma mère me disait souvent : « Tu verras quand t'auras des enfants ». Entre-temps j'en ai eu un. Avant il y a plein de choses que je prenais à la légère. J'ai fait une chanson pour dire à ma mère qu'elle avait raison.Pourquoi « Monster » ?C'est davantage un projet qu'un album, parce que j'ai invité beaucoup de gens, et c'est monstrueux ce qu'on a réussi. Lacrim, par exemple. Entre-temps il a eu ses galères (il est incarcéré à la prison de Fresnes pour détention d'arme, NDLR). C'est une manière de le soutenir, c'est un artiste de talent.Il est assez sombre aussi cet album, non ?C'est ce que je voulais faire ressentir : c'est ce que vit mon public dans les banlieux françaises et parisiennes. Il y a une ambiance pesante. C'est ça la force du rap : c'est la musique la plus proche du peuple qui retranscrit le mieux la vie sociale.Vitry y est encore présent…Evidemment. Ma famille y est toujours. Avec le 113, on est des purs produits de Vitry. On aurait jamais eu ce succès, si toute la ville n'avait pas été derrière nous. Quand on a fait nos premiers concerts à Paris, la moitié de la salle venait de Vitry. Cette ville est éclectique, et elle l'assume. C'est rare en banlieue. Il y a une émulsion qui s'y passe. Et nous on en a profité.On vous sent loin de l'ambiance des « clashs » ».Pour un artiste, faire de la bonne musique c'est sa meilleure promotion, sa meilleure image, son meilleur coup de com'. Si la musique est bonne, il n'y a pas besoin de rentrer dans des histoires de buzz. Surtout qu'ensuite on en devient dépendant. Ma seule dépendance c'est le micro. Et le bio… Je fume très bio (rires).Rim'K, « Monster Tape », Millenium.

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  • Mala pour rap2vrai

    [Interview] Mala pour rap2vrai : « Il ne faut pas t’attendre à ce que je raconte ma vie !

     

    Une discussion improvisée plutôt qu’une interview cadrée dans les moindres détails. Première impression qui se dégage après notre rencontre avec Mala, venu présenter sa mixtape rétrospective Ghostfather, sortie ce 19 janvier sous l’étendard « OG », son label crée en 2015. L’occasion saisie d’échanger avec un « vétéran » loin de la retraite, figure incontournable de la scène boulonnaise, plein de projets en tête après 23 ans de présence active dans le paysage rapologique. Entretien.

    « Ghostfather » ! Un titre qui résume bien ta carrière ?

    On va dire ça comme ça ! Ça me reflète bien ! Normalement, c’est « Godfather » mais bon, moi je ne suis pas « Dieu le père ». Je n’aime pas prendre la place de Dieu donc j’ai mis Ghostfather (sourire)

    Combien de titres se retrouvent sur le projet et comment as-tu fait la sélection ?

    Il y a 39 titres ! C’est travaillé par DJ Willaye. Pour la sélection, j’ai écouté, j’ai enlevé quelques trucs qui ont vraiment bien marqué histoire de piquer un peu les gens. Comme ça, ça fait un peu « jazzer » (rires). Au final, j’ai pris les morceaux qui me tenaient le plus à cœur.

    Pourquoi faire le choix de sortir une mixtape rétro maintenant ?

    Ca fait au moins  2 ans que je suis dessus, puisque c’est Nabil, d’Addictive, qui m’a proposé de retracer ma carrière à travers une mixtape. Donc le travail s’est fait avec lui. On s’est penché dessus, le temps de faire des recherches parce qu’il y a vraiment des morceaux qui étaient perdus, qu’on retrouve rarement sur le net. Si tu n’as pas le titre, c’est mort ! On a mis au moins deux ans, le temps aussi de trouver les gens qui étaient susceptibles de pouvoir retravailler tout ça. Il y a beaucoup de DJ qui ont dû lâcher l’affaire en chemin et puis, après, j’ai rencontré Willaye, et puis, voilà…

    Est-ce qu’il y a des moments dans ta carrière qui t’ont marqué plus que d’autres ? Notamment avec ton groupe, Malekal Morte…

    Mon plus gros cachet sûrement… (rires). Non, tous les moments ont été bons, je ne pourrais pas t’en citer un en particulier.

    Tes premiers pas dans le rap, ça remonte à présent. C’était en quelle année ?

    C’était en… (il réfléchit)… 95. Zoxea me poussait à rapper, je lui répondais « Vas-y j’ai pas le temps ! ». J’étais enfermé à l’époque, j’étais en prison, et un jour, je vois un direct du Zénith avec toute mon équipe sur scène ! J’ai fais « OK ! ». J’ai envoyé une lettre à Zoxea, je lui ai dis : « On commence comment ? ». Mon premier son, c’était un son que j’ai sorti sur la mixtape à ZikoC2 la balle

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  • Pourquoi les rappeurs des années 1990 sont-ils de retour?

    Après plusieurs années en retrait, une poignée de rappeurs des années 1990 remontent sur scène ou sortent un nouveau disque. Kool Shen, 2 Bal 2 Neg', Assassin et les Neg'Marrons font le bilan, calmement.

    Ils sont de retour et, à vrai dire, personne ne s'y attendait vraiment. Subitement, presque par surprise, une poignée de rappeurs historiques des années 1990 ont redonné signe de vie dans le milieu, une vingtaine d'années après l’avoir quitté. Clips, rééditions, albums ou concerts à l'appui, des artistes comme Kool ShenDoc Gyneco2 Bal 2 Neg’Neg’MarronsSniperLady LaisteeLa CliquaLes Sages Poètes de la RueRim'K du 113, Ideal JLinod'Ärsenik et même certains membres de la Fonky Family ont fait le choix de retourner aux affaires, pour le grand plaisir de leurs fans et des amateurs de rap français.

    Mais, pourquoi, d'un seul coup et au même moment? Difficile d'apporter ici une réponse générique tant les trajectoires de ces artistes sont uniques. Une chose est sûre, en revanche, c'est que cette vague de retours –parfois improvisés et préparés en seulement quelques semaines– a été encouragée par un effet «boule de neige». En voyant des artistes comme Doc Gyneco ou Sniper revenir, d'autres artistes ont franchi le pas. «Le retour de certains rappeurs en a motivé d’autres, et ainsi de suite. C’est une envie partagée par tous ceux qui reviennent. Une porte s’est ouverte et ils ont saisi l’opportunité», explique Jacky des Neg’Marrons.

     

    Pour autant, la sensation de précipitation que peuvent inspirer ces retours soudains ne sont, dans la plupart des cas, qu'une illusion. En réalité, pour ces «anciens», remonter sur scène répond à une démarche réfléchie et aboutie. Doc TMC, membre de 2 Bal 2 Neg' –un groupe né à la fin des années 1980, quelque part entre la naissance de Skyrock et le succès de NTM–, explique que l'idée d'un tel retour pour fêter l'anniversaire du disque 3 X Plus Efficace, sorti en 1996, est un projet de longue date.

    Il a seulement fallu faire preuve de patience avant que toutes les conditions soient réunies.

    «On n’a qu’une fois 20 ans, alors, on avait à cœur de revenir pour l'occasion. Ça a été un peu compliqué, car il a fallu que l’on soient tous disponibles au même moment, que l'on rétablisse le contact entre nous… Mais, au fond, on avait envie de prolonger l’aventure, de remonter sur scène et de boucler la boucle. Donc, on a pris les choses en main. On a recommencé les répètes, on sent un engouemente et ça nous fait très plaisir. À vrai dire, on a été un peu surpris des retours qu’on a reçus…»

    «Back dans les bacs»

    Pour la plupart des «revenants», la volonté de s'éloigner du milieu du rap français a été entrecoupée de retours inespérés, puis routiniers. «Certains rappeurs parviennent à tenir leur retraite, d'autres pas du tout», souligne Yérim Sar, journaliste pour la version française de Noisey. Les membres de Sniper, par exemple, ont entrepris plusieurs fois des retours en solo, puis en formation réduite (sans Blacko) en 2011, puis, en 2016, pour un album et un concert-anniversaire pour les dix ans de l'album Trait pour trait.

    La première rime du titre «Déclassé» de Kool Shen sur son dernier album «Sur le fil du rasoir».

    Une trajectoire qui rappelle également celle de Kool Shen qui, après avoir mis officiellement un terme à sa carrière en 2004, est remonté sur scène avec JoeyStarr en 2008, a sorti un album solo en 2009 ainsi qu'un maxi en 2005. Dix ans plus tard, si Bruno Lopes a décidé de lâcher un temps les tables de poker pour retourner en studio –et par la même occasion de retrouver son nom de scène, Kool Shen–, c'est d'abord par envie.

    Il met un point d'honneur à le préciser: c'est une collaboration avec Busta Flex qui lui a «redonné le goût de l'écriture»«Quand c’est pour des questions d’argent, c’est dérangeant. La première rime de mon album le dit», explique-t-il avant de nous rapper les paroles du titre «Déclassé», issu de son dernier album, Sur le fil du rasoir: «Si tu t'demandes pourquoi j'reviens / J'te réponds cash: pas pour l'salaire, pour ça y a l'poker».

    Pour l'ancien membre de NTM, aujourd'hui âgé de 50 ans, revenir c'est aussi prendre le train du rap français en marche, accepter ses évolutions et s'adapter aux changements de sonorités. «Je me sentais capable de prendre des instrus trap, de faire ça à ma façon. Il faut être capable d’évoluer, de ne pas simplement faire des re-dits de ce que l’on a fait auparavant», estime t-il. Quitte à ce que les fans de la première ne s’y retrouvent plus vraiment. «Si un ancien revient et qu’il ne propose plus la même chose, s'il essaie de se moderniser, il y a malheureusement un risque que le public nostalgique ne l’écoute pas», note Yérim Sar. 

    Silence radio pour les «anciens»

     

    S’il semble avoir mis d’accord la presse et l’industrie musicale, le mot «retour» pour qualifier la réapparition de pointures du rap français des années 1990 ne fait pas forcément l'unanimité dans le milieu. Car, certains ne sont jamais véritablement partis. Ceux-là ont continué à composer, à tourner, à produire, souvent dans l’indifférence générale. «Malgré le silence des médias qui leur ont préféré les nouvelles générations de rappeurs, de Rohff à PNL, il faut bien se dire que beaucoup n’ont jamais arrêté», insiste Jacky des Neg'Marrons. Parmi eux, on retrouve notamment des rappeurs dont la carrière s’est principalement bâtie sur leur expérience de la scène, ajoute Yérim Sar:

    «Il y a des groupes comme la Scred Connexion qui n’ont jamais lâché la scène, et qui vendent généralement peu, parce que leur public n’achète plus ou qu’il n’est simplement pas à la recherche de nouveaux projets. Leur public veut simplement revoir ses morceaux préférés, et c’est le genre de groupes qui ont une vie scénique assez riche.»

    C’est également le cas pour Assassin, un groupe pionnier du rap français des années 1990 qui continue à se produire en concerts, mais dont les médias se font rarement l’écho –ou alors pour des épisodes polémiques«Nous n’avons jamais arrêté de faire des concerts depuis que le groupe existe. Au cours des cinq dernières années, nous avons fait près d’une centaine de concerts avec six shows différents», nous détaille Rockin’ Squat, leader d’Assassin. Le dernier en date a même eu lieu fin novembre dernier dans la salle (branchée) de la Gaîté Lyrique à Paris.

    Les retours de rappeurs sont vus comme exceptionnels, mais ça ne devrait pas être le cas

    Jacky des Neg'Marrons

    Dans la bouche de ces artistes confirmés et pionniers, ce sont souvent les mêmes responsables que l'on pointe du doigt pour expliquer cette mise à l'écart des «anciens»: les radios, à l'image de Skyrock ou Générations, qui ont eu la mémoire courte et qui n'ont pas joué leur rôle dans la transmission de l’héritage du rap français aux nouvelles générations, regrette Jacky:

    «Les médias radiophoniques n’ont pas fait leur travail, c’est-à-dire expliquer l’histoire du rap, de sa culture. Ils ont un rôle éducatif qu’ils ne remplissent pas. Aujourd’hui, les retours de rappeurs sont vus comme exceptionnels alors que ça ne devrait pas être le cas. La France cultive une forme d'hermétisme entre les générations. Les nouveaux rappeurs concentrent toute l’attention aujourd’hui, bénéficient de toute la couverture médiatique, mais, dans vingt ans, ils rencontreront les mêmes problèmes que nous.»

    Sur ce point, la comparaison avec les États-Unis –où les générations de rappeurs se mélangent bien plus facilement avec des artistes plus âgés– est assez cruelle. Voir Young Thug partager la scène avec Public Enemy ou Jay-Z n'aurait rien de vraiment surprenant, souligne Doc TMC de 2 Bal 2 Neg’. «En France, il n’y a pas eu ce passage de relai et c’est regrettable. Le rap français n’a pas su éduquer les générations suivantes», finit-il.

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  • Djibs Sissoko

    DJIBS semble n'avoir qu'une seule idée en tête: rendre hommage à un style musical qui lui a offert la possibilité de s’exprimer pour pouvoir décoller du bitume. Tandis que la scène rap hexagonale se perd dans des querelles intestines sans fin, la répétition prend le pas sur la créativité dans ce microcosme, mais peu lui importe. Il écrit, encore et encore. Parce que le rap, ce n'est ni pour simplement briller, ni pour remplir des tiroirs-caisse. Le rap, c'est sa vie. Tout simplement. Indépendamment de tout le reste. DJIBS est un travailleur de l'ombre, un obsédé de la perfection, un avaleur de cadences, un pèlerin. Djibs est bel et bien un électron libre, qui refuse les raccourcis dangereux. Un franc-tireur avec un cœur. Surtout, c'est une fidélité à toute épreuve qui le caractérise. DJIBS s'inscrit dans la durée. Il sait que l'excellence ne passe que par l'effort. Il connaît aussi sa chance les poings serrés, le regard tourné vers l'avenir, même si celui-ci n'annonce rien de bon. DJIBS démontre une fois de plus que le rap a tout à gagner en acceptant de jouer la carte de la sincérité. Un mot bien trop galvaudé ces dernières années. En parallèle, DJIBS ne se contente pas de gérer sa carrière, il tend le micro à la relève, a des artistes comme Bille , Popo le narvalo , Meeno , Wati Bedjik , Bouchra, Clim's et bien d'autres encore! Incontestablement DJIBS est l’homme aux multiples talents qu'il met volontiers au service d'œuvres humanitaires et au profit d'associations comme la fondation MLK, PAS A PAS, ect... Depuis ses débuts au sein du label Shmeta Records jusqu'à son label actuel Digital-Biz Records il a réalisé un parcours sans faute en restant fidèle a lui-même. En quelques années, il a participé à plusieurs projets MixTape, dont : - Thug & Ghetto 2 produit par les Truands de la galère, - Croisade vol 2 produit par DZH - Ghetto Casting en featuring avec son pote de toujours Kannabiss et produit par Shmeta Records, - Pétrodollars de John Steed, - Illégal Project produit par Digital Biz Records - et enfin Sur Le TER TER Vol 2 prévu pour septembre 2010 et produit par Alibi montana. Sans compter ses multiples collaborations avec des artistes reconnus et d’autre moins connus

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